Imen Moussa, Nos coutures apparentes

Imen Moussa, Nos coutures apparentes

Lutter Imen Moussa ouvre sa vie et les femmes  par une lumière revendiquée, fruit d’une passion vitale. Grâce à elle, ceux qui tombent amoureux de leurs erreurs le sont au point d’en faire une raison de vie –  à la fin,  leur vérité ne pourra plus jamais apparaître. Certains « salauds » sont conséquents et nous espérons qu’il auront la volonté de disparaître de la terre. 

Jehan van Langhenhoven, Nora (puzzle de littérature et de mort)

Jehan van Langhenhoven, Nora (puzzle de littérature et de mort)

Parler au fantôme Jehan van Langhenhoven le sait : il aurait « pu aisément obtenir non le Goncourt, par trop banal, mais évidemment le Nobel pour, pied au plancher, cerné de femmes superbes », voire plus : « tout droit filer vers la gloire avant de bientôt m’éclater contre un platane poussé là dans le seul but de m’empêcher de vieillir ». Mais il tricote ici un présent et un futur plutôt qu’un passé qui aurait été plus salutaire. Qu’à…

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Il Risveglio (Pippo Delbono)

Il Risveglio (Pippo Delbono)

L’allure du passé ? Quelques notes de piano de violon viennent lentement illuminer la scène. Pippo Delbono vient s’asseoir en bord de plateau. Le propos sera précieux, car il est mis en place par un dispositif précis : installation de la chaise, fourniture d’un texte, puis d’un micro. Mais la parole est différée ; c’est une chanson populaire qui ouvre le spectacle. Elle parle d’une longue déconvenue qui finit par engager une renaissance. 

Guendalina Cerruti, Nightmares in a bed full of pillows (exposition)

Guendalina Cerruti, Nightmares in a bed full of pillows (exposition)

Transactions Guendalina Cerruti a un faible pour les miniatures. Elle se souvient de son enfance lorsqu’elle se pressait sur les vitrine avec un visage fasciné pour les grands paysages miniatures où circulaient des trains électriques. Mais ce ne sont pas les seuls qui peuplaient son imaginaire enfantin, d’autant que de telles passions pour les miniatures mûrissent pour devenir la dextérité des adultes qui trouvent là aussi bien des passe-temps « hobbyiques » que des travaux professionnels artistiques et compliqués.

Richard Meier, Parlez-moi de vous

Richard Meier, Parlez-moi de vous

Pifs au mètre Les combinaison de Meier en ses taches, stries, coulures, témoignent « objectivement » de sa mauvaise foi proche parfois d’une certaine abstraction et de l’esquisse. Il use – sans abuser – comme par hasard des citations de Cage, Shakespeare, pour que son rien à dire prenne le visage de parleurs moins voyous du dix-neuvième jouant de la lame que des  hommes nez là où le souffle se détend sans chercher la moindre trace de repentir.