Michel Bussi, Fred Duval & Noë Monin, Cinq Avril – t.04 : « Le Berceau des Nations »

Michel Bussi, Fred Duval & Noë Monin, Cinq Avril – t.04 : « Le Berceau des Nations »

À Rome en 1532, au Vatican, une statue commandée par Sa Sainteté, l’Apollon printanier, est installée dans la bibliothèque papale. Dans la nuit, la statue s’anime. Elle cachait Cinq Avril. Celui-ci est à la recherche du Commentariolus, un traité de Copernic. Lorsqu’il met la main dessus, il s’étonne de l’erreur sur la couverture.
Cinq Avril arrive dans le Colisée où le cardinal Sordi l’attend pour échanger Ariane contre le livre. Mais Sordi est capable de toutes les traîtrises et une fois encore… Ariane et son protégé tentent de fuir mais sont vite rejoints. Soudain, une garde noire les protège, celle du cardinal Hippolyte de Medicis.
Ce dernier fait une révélation incroyable à Cinq Avril. Ils sont enfin sur la piste de celle que le héros doit absolument retrouver pour changer, selon la prophétie de Leonard de Vinci, le cours de l’Histoire. Or…

Avec cette série, le duo de scénaristes s’en donne à cœur joie pour multiplier les actions débridées et faire usage d’un humour qui fait mouche. Le choix du contexte se prête à cette suite de rebondissements connaissant l’inventivité de Leonard de Vinci. Ils s’inspirent de ses créations pour structurer des épisodes d’aventures épiques. Ils installent nombre de données et d’événement historiques comme ce Commentariolus, authentique livre de Copernic publié en 1514 où, dans un bref exposé, le savant livre sa première version de sa théorie héliocentriste si révolutionnaire. C’est aussi le cas d’Hyppolite de Medicis, fils illégitime de Julien de Médicis et de Pacifica Brandani, une jeune fille de la noblesse.

Michel Bussi et Fred Duval mêlent avec une machiavélique adresse, informations et actions avec une suite de faits relevant de leur seule imagination fertile. Cela donne une histoire empreinte d’une belle véracité. Ils servent des traits d’humour, des situations cocasses et proposent des expressions d’une belle invention. C’est ainsi qu’ils font état du traçage des pigeons voyageurs, le leonardophone, l’ancêtre de l’électrophone, et bien d’autres innovations technologiques. Ils font, au passage, traiter un individu de fouille-latrine.

Noë Morin vise l’efficacité pour mettre en images cette suite de péripéties et de coups de théâtre. Il met en scène une galerie pléthorique de protagonistes, donnant à chacun une spécificité qui les rend identifiables au premier coup d’œil. Il installe une ambiance dynamique qui sert merveilleusement le récit.
Antoine Lapasset assure une mise en couleurs d’une texture recherchée, favorisant des teintes proches de celles qui pouvaient, raisonnablement, être en usage à l’époque.

Ce quatrième tome termine la série en apothéose, clôt une grande tétralogie d’aventures historiques avec le regret que l’histoire se termine tant elle était captivante. Toutefois, peut-on espérer une suite sous d’autres cieux ?

Michel Bussi & Fred Duval (scénario), Noë Monin (dessin), Antoine Lapassset (couleurs), Cinq Avril – t.04 : « Le Berceau des Nations », Dupuis, coll. Grand Public, avril 2026, 96 p. – 16,50 €.

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