Guido Scarabottolo, XXS

Guido Scarabottolo, XXS

Guido Scarabottolo déclara en 2019 : « Au siècle dernier, dans ma jeunesse, j’avais envisagé le suicide comme une solution possible pour échapper au problème de la retraite. » Cela explique la méfiance qu’il a développée par la suite envers les constructions théoriques (du moins les siennes). Plus tard, il a rêvé avec l’aide d’Adriano Mei Gentilucci, de prendre sa retraite dans les Marches, de déguster des tagliatelles à la bolognaise et de siroter de grands verres de Lacrima. Puis, au XXIe siècle, sa vie professionnelle est devenue de plus en plus passionnante, et ses inquiétudes se sont dissipées.

Dès 2000, alors que l’avenir s’annonçait incertain, il a arrêté de fumer et, toujours avec Adriano, il commencé à produire le calendrier, qui fête cette année sa vingtième édition. Une expérience réussie d’autoproduction (à une époque où l’on ne parlait pas encore de ce terme). Pour lui, c’est une occasion renouvelée de réfléchir au travail accompli et d’identifier les orientations qu’il a souhaitées prendre. Toujours guidé par cette citation de Cocteau, découverte par hasard et dont j’ignore la date, qui dit : « Le style, c’est essayer de ne pas en avoir et échouer. »

En conséquence, XXS rassemble les 320 dessins publiés dans chaque calendrier au cours des vingt dernières années. En les assemblant, il n’avait même plus le temps de fermer l’œil sur une période de vingt ans, de 2000 à 2019. Si le calendrier résume l’année, ce livre retrace vingt années de travail de l’artiste. Il a été présenté comme catalogue général d’une exposition de ces 320 dessins, réunis dans un collage de 7 mètres carrés, et présentée dans la galerie milanaise en novembre 2018.

Guido Scarabottolo, XXS, L’Affiche, Milan, 2026, 648 p. – 40,00 €.

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