Emmanuelle Bousquet, Haute couture
Longtemps, car issue d’une famille de couturiers d’une marque de renommée française, elle cachait le nom, Emmanuelle Bousquet ne se permettait jamais de liberté vestimentaire. Elle s’est tue mais peu à peu, adolescente, elle a construit sa féminité et ce, avec une obsession qu’elle précise : « travailler la peau de la Femme ne m’a jamais quitté, un long combat interne entre le vêtement et la chair, mais aussi chercher une seconde peau sur mes autoportraits que je créé en floutant, éprouvant en cassant , mordant, grattant les polaroids ».
Cette liberté de vie et de photographie est le fondement d’une double liberté du corps capable d’être qui il est et de n’importe quelle forme, origine, genre. Cette série Haute Couture est, écrit-elle encore, « une recherche de liberté chronique face à mes origines familiales ». Chaque livre est unique, cousu à l’aiguille sur les tirages « comme une seconde peau » précise Emmanuelle Bousquet.
jean-paul gavard-perret
Emmanuelle Bousquet, Haute couture, Editioons Bessard, Paris, 2024, non paginé – 50,00 €.
