Dupli Cata

Dupli Cata

Pour sûr, je ralentis autant du signifié que du signifiant. Mon âme baignée dans l’eau de Vichy (qui pique à peine) devient instable et dissymétrique. Elle croupit plus de quiétude que de piment. Mon tel état est plus semi-conscient qu’irritatif et refoule ma pleine lucidité. Est-ce une solution commode ? Pourquoi pas après tout : mon cerveau devient Laon telle une cité de taille trop moyenne. Je tente de garder des restes de force active pour limiter mes dégâts comptés plus à mes pertes qu’à mes profits.

Mon palpitant lui-même a sans doute besoin d’une révolution qui lui viendrait du dehors en tant que surprise pour me régénérer et redevenir animé d’une vie ante ou intérieure. Mais le ver est dans le fruit. Apnées après apnées sont provoqués par les pierres douces ou pointues que sont mes mots sortis de mon marigot en vaguelettes et clapotis. Je dois en tirer un certain maniérisme, dans la mesure où reste le signe d’un commerce précis avec mon fantôme. Certes, mes mots jaillissent de manière délétère au cœur de mes phrases mais elles affectent mon équilibre grâce à des rebonds de mon marécage tout en assurant ici ou là des répliques.

Photo :  MARIANO VIVANCO

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