Christophe Arleston & Alessandro Barbucci, Ekhö Monde Miroir – t.13 : « Les Chimères de Venise »

Christophe Arleston & Alessandro Barbucci, Ekhö Monde Miroir – t.13 : « Les Chimères de Venise »

Lucrèce Da Vinci a échappé à la surveillance des services de la Pontife. Elle pousse un cri démoniaque au sommet du Campanile. Elle a les moyens de détruire Venise.
Sigisbert, à Rome, raconte à la sérénissime Pontife ce qui s’est passé et comment Fourmille a été mêlée de près à cette affaire.
Lucrèce possède une mixture qui va attirer dans la lagune de terribles prédateurs, les dragacudas. Or, elle est une des premières victimes de ces sortes de dragons.
Fourmille est à Venise pour signer, dans le cadre de son agence, un contrat avec Jessye, la célèbre diva. Très heureuse de cette signature Fourmille se promène seule dans la ville et regrette d’être seule en ce moment romantique. C’est en empruntant un traghetto pour traverser le Grand Canal qu’elle est envahie par l’esprit de Lucrèce, une Lucrèce bien décidée à mener sa vengeance à son terme…

Dans cet univers parallèle à notre monde, une jeune femme décide de venger les avanies que la cité de Venise a fait subir à son aïeul, Leonardo Da Vinci. Elle va prendre le contrôle de l’héroïne de la série. Celle-ci a basculé dans ce monde où elle se retrouve régulièrement possédée par des défunts qui ont encore des comptes à régler malgré leur mort. Et elle ne peut en être délivrée qu’à l’issue de la quête malfaisante sauf si…
Fourmille est aussi la protégée de la sérénissime pontife du Vatishaun et appelée à lui succéder. À ce titre, elle bénéficie de l’aide des services secrets de la petite enclave religieuse et des interventions toujours opportunes de Sigisbert de Motafiume. Celui-ci est un preshaun qui protège la jeune femme.
Dans cet album, Christophe Arleston mène en parallèle deux intrigues, celle relative à la vengeance, l’autre sur les conséquences d’actes regrettables de Sigisbert. Fidèle à son habitude, il truffe de trouvailles novatrices un récit où l’humour est très présent.

Depuis le début de la saga, le dessin est l’œuvre d’Alessandro Barbucci qui signe un dessin semi-réaliste de la plus belle manière. Si se personnages sont vivants, dynamiques, leur mise en scène et leur gestuelle sont dynamiques. Les décors comme les angles de vue sont toujours agréables à regarder. Sous une apparence dépouillée ils sont remarquables.
La mise en couleurs de Nolwenn Lebreton est d’une belle efficacité pour faire ressentir les ambiances, les différentes actions du scénario.

Un nouveau tome qui se lit avec un grand plaisir pour la qualité du récit, et le travail graphique si agréable aux yeux.

Christophe Arleston (scénario), Alessandro Barbucci (dessin) & Nolwenn Lebreton (couleurs), Ekhö Monde Miroir – t.13 : Les Chimères de Venise, Soleil, coll. Fantastique, septembre 2025, 52 p. – 15,95 €.

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