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Category: Espaces ouverts

Prenez un vélocipède, ajouter-y un zeste d’encyclopédie, quelques mesures gymnopédiques, puis liez le tout avec la racine grecque de livre. Voici définies les errances qui nous mènent – et vous avec – dans tous les coins de la vie littéraire : salons, librairies, bibliothèques, maisons d’éditions et autres caves livresques…

Patrice Delbourg, Les désemparés

Patrice Delbourg, Les désemparés

Harmonie grinçante Dans ce bel ensemble, Patrice Delbourg rassemble ses « frères de mistoufle », ses Méphisto fait d’aises et de fadaises qui  ont modifié la littérature  mais sont restés dans l’ombre pour la plupart d’entre eux. Existent des pages suprêmes sur ce que la poésie a souvent donné de meilleur : Louis Calaferte, Francis Giauque,  Françoid Augiéras, Hardellet, Gadenne , Gérasim Luca, Bove et Péret entre autres. Views: 120

Lauren Elkin, Flâneuse

Lauren Elkin, Flâneuse

Arpenter la ville Reprenant une tradition littéraire illustrée entre autre par Apollinaire (‘Le flaneur des deux rives »), Cingria, Haldas, le voyage devient chez Lauren Elkin non la recherche de l’exotisme mais ce qu’elle nomme la « cartographie ». Seule la flânerie la permet. Pas question dans de tels déplacements de compter sur l’effet de découverte tant les chemins sont balisés. Views: 132

David Besschops,Avec un orgasme sur la tête en guise de bonnet d’âne

David Besschops,Avec un orgasme sur la tête en guise de bonnet d’âne

Asinus asinum fricat David Besschops fait tout afin de passer pour un schizophrène. Tout sauf le nécessaire. Car son « je » n’est pas forcément l’autre, à savoir celui « qui ne devrait exister que dans l’improférable et que je profère pourtant de ma toute intériorité qui le persécute de ma toute infériorité ». A malin donc mâlin ennemi là où le diable ne se cache plus dans les détails et où son délégué scripteur ne parle qu’au cul des vaches car un tel séant…

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Gérard Macé, Le goût de l’homme

Gérard Macé, Le goût de l’homme

Les communautés inavouables À travers trois expériences « primitives » au berceau de divers peuples et approches (celles de Pierre Clastres, Georges Dumézil et Marcel Griaule), Gérard Macé remonte à un moi collectif plus ou moins oblitéré par le polissage de l’histoire. L’auteur  prouve que la littérature est aussi un dialogue, une série d’actes inscrits dans le vécu quotidien des peuples disparus dont les légendes (et les réalités) nourrissent nos imaginaires. Views: 105

Jacques Cauda, La grosse et les cabots

Jacques Cauda, La grosse et les cabots

Amères thunes de Jacques Cauda A ceux que la langue cruelle de Cauda gêne, il est conseillé la lecture de son dernier recueil. Fidèle à l’économie de la collection de Danielle Berthet, ne demeurent du corpus que ses notes. Nul risque de « gouâtre » – même si le mot tel un cafard devient la sécrétion naturelle d’une des notes de bas de page. Dans la frugalité de ce nouveau genre littéraire, Cauda fait preuve néanmoins de haute culture. Views: 116