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Category: Espaces ouverts

Prenez un vélocipède, ajouter-y un zeste d’encyclopédie, quelques mesures gymnopédiques, puis liez le tout avec la racine grecque de livre. Voici définies les errances qui nous mènent – et vous avec – dans tous les coins de la vie littéraire : salons, librairies, bibliothèques, maisons d’éditions et autres caves livresques…

Philippe Jaffeux, De l’abeille au zèbre

Philippe Jaffeux, De l’abeille au zèbre

Les animaux et notre peste Fidèle à sa manière d’écrire, Philippe Jaffeux crée un étrange dictionnaire animalier : il est d’un seul bloc dans les 26 pages qui ouvrent chacune à une lettre de l’alphabet. L’affirmation de chacun des animaux prend une figure particulière. Elle tient d’une nouvelle forme d’album zutique où s’énonce une forme de révolte implicite contre l’extinction « faunique ». Views: 152

Mot nu mental

Mot nu mental

L’écrivain ignore quelle palpitation en lui prétend à la rumeur mais il l’attend : car sa tension est capable de briser un cristal. Il ne peut la faire venir à son gré mais sourdement la prépare de tout son passif qui permettra au poumon de l’écriture à souffler du verre entre flux et ressac, écueil et anémones dans des vagues répétées, mais jamais identiques. Views: 108

Pascalle Monnier, Touché

Pascalle Monnier, Touché

Devenir Stradivarius Entièrement rédigé à l’infinitif, ce livre permet d’émettre un projet, peut-être une espérance sans rien que ne soit dit de sa possible arrivée ou d’engendrement psychologique et encore moins biographique de la part de l’auteure. Dès lors, le lecteur peut se retrouver non dans le réel mais en une autre vie atemporelle. Views: 137

Ce nez – qu’un au revoir (en corps)

Ce nez – qu’un au revoir (en corps)

Ecrire, c’est passer d’un ordre de discours à un autre, qui se référant au premier, le nie, le reconnaît et le transforme. C’est la seule transcendance de l’écriture. Elle n’a rien de métaphysique, s’en distingue et s’en autonomise. Le langage doit se briser, se perdre, s’oublier afin de pouvoir se constituer autrement. Views: 131

Eric Nival, ça va de soi

Eric Nival, ça va de soi

Complaintes (et plus) pour carcasse humiliées Existent dans ce récit « hors genre » de superbes envolées et des trouvailles littéraires en chacune de ses phrases. L’énergie s’impose autant pour défaire que parfaire, contrarier ou satisfaire des logiques auxquelles s’oppose celle d’un auteur qui refuse de nous laisser partager des épousailles avec nos spectres. Views: 129