Les Fleurs du Mal illustrées par la peinture symboliste et décadente
Comment des esthètes hantés par la mort et le Mal mais vouant un culte à l’absolue Beauté eussent-ils pu être mieux servis que par ce livre ? L’expression « beau-livre », pour séduisante et majestueuse qu’elle soit, est à manier avec précaution. Consacrée par le langage courant, elle est aujourd’hui devenue une sorte d’étiquette commerciale servant d’indicateur dans les rayons des librairies, et s’applique autant aux véritables ouvrages d’art qu’à ces trop accrocheuses baudruches qui, une fois passée la jaquette clinquante et tournées les…