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Peindre de Jacques Cauda : au-delà du plaisir de voir !

Peindre de Jacques Cauda : au-delà du plaisir de voir !

Jacques Cauda est un artificier de fils tendus vers l’inconnu et l’infini que les imbéciles étendent sur leur balcon, croyant les sécher tandis qu’ils les assèchent. Truands d’eux-mêmes, en lisant un poème, ils se croient enchristés : pauvres gnous pygmées qui ne saisissent pas que Cauda est libre de ton et d’anecdotes. Cauda est l’anti-dicton à qui on ne pourrait appliquer ce mot de Schopenhauer pour qui la stupidité substitue « à l’attention qui examine les choses l’intention qui les préjuge ». Il…

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Azélie Fayolle, Subvertir le Male Gaze. Littératures pour les deux moitiés du monde

Azélie Fayolle, Subvertir le Male Gaze. Littératures pour les deux moitiés du monde

De la réification L’ouvrage très argumenté d’Azélie Fayolle (née en 1987 à Bordeaux, spécialiste d’Ernest Renan et du féminisme, agrégée de Lettres modernes, titulaire d’une thèse de Littérature française), explore la notion du male gaze (littéralement « regard insistant masculin ») : « Le Male Gaze implique une sexualisation objectifiante des femmes », c’est-à-dire une réification de la femme, entraînant la déshumanisation de la personne. Les personnages féminins étudiés par l’autrice forment le socle des stéréotypes de l’hétérocratie dominante, tel, par exemple, celui de Nana, l’incarnation de la…

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La distance (Tiago Rodrigues)

La distance (Tiago Rodrigues)

Approches sensibles de l’éloignement  © Christophe Raynaud de Lage  Il y a sur scène quelques restes d’arbres, des branches qui s’enchevêtrent, au pied desquelles se trouvent quelques photographies. Un homme déambule, pensif ; il considère longuement les clichés. Il s’exprime enfin, présente son discours avec difficulté, modalise son récit, déclare son objet improbable, impossible. Adama Diop s’amuse avec le texte, qui présente tantôt des raisonnements conduisant à des conclusions contradictoires. Il y a d’abord la nouvelle, puis l’interrogation. La restitution d’un souvenir est l’occasion de…

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Supervielle, encore, ce forçat innocent !

Supervielle, encore, ce forçat innocent !

Il y a la littérature normalienne dont le style ampoulé éteint jusqu’au reflet des étoiles dans les flaques. Elle empile les scribouillards (ces écrivants désincarcérés) avec leurs circonlocutions, leurs coordonnées et ce bruit de silex que l’on taille. Ces cracks du subjonctif sont tellement ennuyeux qu’on assimilerait la métairie littéraire à la traite ovine. En deçà, le roman tétraplégique se répand comme un répons, sauçant les restes de la première. L’ennui, ici, est la mise en plis de ce qui…

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Les éditions Maïa : un système de prévente qui change la donne pour les auteurs ?

Les éditions Maïa : un système de prévente qui change la donne pour les auteurs ?

« Vous en avez lu un extrait qui vous a plu ? Faites-le imprimer ! » J‘avais présenté cet été dans les colonnes du litteraire.com un manuscrit en sommeil depuis vingt ans dans un des tiroirs informatiques de mon ordinateur : Les fabuleuses exactions de Martin Filhou et de Nicole Lemmal, dont je rappelle le propos : « Martin Filhou et Nicole Lemmal, figures improbables d’un monde littéraire en plein délire, incarnent l’univers clos d’une maison d’édition où s’entrechoquent egos, calculs financiers et illusions…

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