Alison Bignon, Murmure à l’abeille
Alison Bignon présente sa nouvelle série de peinture qui, comme toute son oeuvre, propose l’étude des émotions, de leurs variations, leur musicalité et leur vitalité.
Toutefois ici, la plasticienne crée non seulement des intrications mais des éclatements de formes. « Une histoire de foulard enlacés », « Forêt intérieure », « Last day of summer », « Murmure à l’abeille », « Partition, » Beautiful Tango », etc. jouent d’un certain épars-disjoint entre figuration et abstraction en des couleurs de plus en plus douces, en des dominantes de bleus et de gris.
L‘oeuvre devient de la sorte plus intime dans un rappel de la peinture extrême-orientale même si l’artiste ne cherche jamais à la copier. L’inspiration reste très personnelle et toujours pudique : d’où le pouvoir d’imprégnation d’une telle oeuvre élégante et sophistiquée mais au service d’une vision des profondeurs de l’être.
Chaque pièce devient un autre pays, un autre continent, une autre vie. C’est aussi à la fois un repos et un éveil, une forme de négation contre le néant et le nulle part. En nos temps de doutes, une telle oeuvre habitée est donc nécessaire.
Une telle poétique de la perception demeure un appel et un rappel à la nature profonde comme à une sensualité et qu’importe le temps car elle se construit non seulement par effet de surface mais de l’intérieur. Ce qui permet, de cette façon, à un tel « égarement » de rester plus que légitime.
jean-paul gavard-perret
Alison Bignon, Murmure à l’abeille, Portofolio, 2023, voir le site de l’artiste.

One thought on “Alison Bignon, Murmure à l’abeille”
Un duo JPGP Bon critique et Alison Bignon excellente artiste défie le temps avec juste raison . Fidélité des analyses pertinentes , impeccabilité des créations .