Alexia Vic, Emma et Marie –  BLUSH

Alexia Vic, Emma et Marie –  BLUSH

Ce film vibrant est un exemple parfait sur la nuance, le trouble, la révélation. Le spectateur pénètre  dans l’univers d’Alexia Vic. Elle déplace les lignes de la représentation grâce à une telle « re-présentation ». Poétesse du regard, elle montre par le dehors le dedans, même si le premier se transforme par progressions subtiles entre beauté extérieure et intérieure, avec douceur, respect et tendresse effaçant regrets et amertume. Demeurent une vie et son parcours  en un « Je suis »  mystérieux et complexe par une catharsis fascinante, étrange. Le tout au moyen d’une sensibilité aiguë du visible à l’invisible.
Alexia Vic  donne une forme à ce qui circule en elle et reste en mouvement. Modèle depuis l’âge de quatre ans, cette immersion précoce a façonné son regard. Pour inventer une manière de créer relié aux êtres et leurs métamorphoses – monde compris.

Dans ce film, le terme de frontières est franchi. D’Emma et de Marie, les identités ne sont pas des formes figées ; ce sont des trajectoires dans les zones où elles se cherchent, échappent aux rôles, où quelque chose se décale en glissements progressifs du désir.
La lumière du film révèle sans expliquer là où l’image devient matière sensible Et c’est là sa richesse dans cet art de la découverte et du déplacement. Les deux héroïnes restent toujours dans le cadre mais aussi en échappent dans cet espace de liberté et par l’art du paradoxe. Il dit quelque chose de très juste sur le manque, sur le désir, et sur ce que toute relation comporte de risque.

Alexia Vic, Emma et Marie –  BLUSH , voir le site de l’artiste.

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