Une journée sur la Terre : entretien avec Sandrine Davin (Rouillure)

La poé­sie reste pour San­drine Davin un “faire” qui l’obsède. Il enté­nèbre par­fois mais par­fois éclaire et éclair­cit. Ne serait-ce pas tout compte fait la juste mesure des choses ? Il faut donc écrire sans pra­ti­quer l’oubli mais ne pas y demeu­rer fixer afin que le vie avance sans jamais lui accor­der — comme d’ailleurs à la poé­sie — une impor­tance vani­teuse et nar­cis­sique.
San­drine Davin le sait et le prouve.

Entre­tien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L’odeur du café chaud.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ? Par­tis en fumée …

A quoi avez-vous renoncé ?
Aller sur la lune.

D’où venez-vous ?
De la terre …

Qu’avez-vous reçu en dot ?
Un vieux cahier pour écrire mes textes

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Le sou­rire d’un enfant.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres écri­vains ?
Moi tout court.

Com­ment définiriez-vous l’esprit de vos poèmes ?
Habités.

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?
Une vieille ruine au fond d’un jardin.

Et votre pre­mière lec­ture ?
“Mar­tine à la mer !” Eh oui …

Quelles musiques écoutez-vous ?
Chan­sons à textes.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Ce n’est pas un livre mais un maga­zine pour enfants : “Pic­sou” ! Hahaha.

Quel film vous fait pleu­rer ?
“Titanic”.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
Une femme aimante et aimée.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
A Céline Dion.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Le jar­din de mon grand-père.

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?
Les plas­ti­ciens, poètes et archéologues …

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un cahier pour écrire encore, encore et encore.

Que défendez-vous ?
La liberté d’expression.

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”?
L’Amour c’est don­ner avant de rece­voir … Cultivons-le …

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“
Oui … Enfin peut-être … J’ai déjà oublié …

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Je ne sais pas, à vous de me dire !

Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire.com, le 7 novembre 2019.

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