Rang des vous
(K d’hâvre)
De manière intuitive, l’une est peu concernée par la jungle de la prédation. Bref, l’homme siphonne, la femme digère le plancton sans autre complication et en une perte de raison qui augmente l’intensité de la réussite en un tel domicile à l’ombre du monde. Le lyrisme de l’existence ouvre à l’abandon.
Voyant que l’on ne voit pas tout, ce qui est vu ne prévient pas de la totalité du monde. Mais plus rien ne manque ou ne fait défaut. Ce qui appartient au connu est peut être présent et dont seule la rumeur est audible. De fait, elle perdure en une succession qui rompt de manière continue le silence d’une telle huître et de son rocher.
jean-paul gavard-perret
Photo : Carole Bellaïche