Marie-Anne Bruch, Petites proses insolites et autres problèmes insolubles

Marie-Anne Bruch, Petites proses insolites et autres problèmes insolubles

Marie-Anne Bruch sans le moindre pathos évoque des rêves, des souvenirs et des situations parfois dérisoires et drôles. Surgissent de ses récits des sortes de mini-nouvelles. L’auteure n’a pas besoin le longs espaces pour tracer des parcours de manière radicale, juste, directe. Parfois avec une forme de retenue il existe du sentiment mais jamais de facilité. L’auteure sait sortir de leur larve les êtres qu’elle a rencontrés et parfois fantasmés.
Toutefois, Marie-Anne Bruch ne cherche pas forcément à emboîter des raisons, à tirer des ficelles. Elle parle de situations qui se vivent plus ou moins bien et toujours dans un certain déséquilibre à travers le forage de fiction behaviouristes. Elles se terminent sur une forme d’ouverture en abîme et surtout sourires.

Le lecteur devient presque à son insu complice de personnages agissant de bric ou de broc le plus souvent. Mais la succession des rapports discordants crée la jointure entre des textes a priori éloignés et que rien, pourtant, ne peut séparer. Demeure cependant un lien et une unité d’écriture.
Existe là un paradoxal apprentissage de la sagesse : celle de l’auteur plus que de personnages. Elle les établit, les installe dans des brisures qui les font « aller ligne » comme disait Michaux plus qu’en droite ligne.

Marie-Anne Bruch, Petites proses insolites et autres problèmes insolubles, L’Atelier Imis, Les carnets de l’Impatience, L’Atelier Imis, 2026, 62 p. – 19,00 €.

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