James Burks, L’équipée du bosquet –  tome 1 : « Sale bête de Chat »

James Burks, L’équipée du bosquet –  tome 1 : « Sale bête de Chat »

L’équipée du bosquet raconte l’histoire d’un écureuil et d’un oiseau qui se font pourchasser par un énorme chat et qui doivent faire équipe pour aller vers le Sud et suivre la « grande migration ». Il va leur arriver plein de péripéties qui vont les faire devenir meilleurs amis !

J’ai bien aimé cette histoire, surtout le fait que ces deux êtres complètement opposés, l’oiseau le grand optimiste qui court après le danger, et l’écureuil qui a peur même d’un simple caillou, deviennent amis grâce à leurs aventures. J’adore également la représentation des neuf vies du chat qui subit chaque étape de leurs migrations avec beaucoup de souffrance (en tombant dans des cours d’eau, en se faisant piquer par des guêpes etc… ) sans jamais arriver une seule fois à manger l’écureuil et l’oiseau.

Le côté enfantin du livre est en lui-même très amusant, car le fait que les deux animaux, bien que l’un des deux soit un oiseau, arrivent si rapidement dans le sud  – qui par ailleurs représente le désert-  nous donne l’impression qu’à chaque fois qu’ils tombent dans un petit ruisseau, ils ont traversé des océans, des mers etc…
Ce qui rend également le livre attrayant, c’est que, bien que l’on remarque immédiatement que ce ne sont que des dessins, l’échelle est respectée et  tout le « bosquet » nous paraît beaucoup plus grand et haut : on se met à la place des personnages et c’est là où l’on comprend mieux que l’écureuil est le personnage le plus peureux. Car, contrairement à l’oiseau, il ne peut pas voler et n’a comme refuge que de simples abris. L’oiseau est libre car il vole et c’est juste après avoir volé que l’écureuil sauve son ami et devient courageux. On peut donc voir dans le fait de voler une amélioration de soi-même qui s’opère grâce à ce sentiment de vide intense.

A la fin du livre,  l’épisode où l’écureuil laisse son chapeau par terre et dit qu’il n’en a plus besoin est très drôle car l’écureuil affirme alors son changement et décide d’abandonner son chapeau mais, deux secondes plus tard, il récupère son couvre-chef au cas où il en aurait besoin… Il y a également un autre moment drôle, quand ils arrivent donc dans le sud et s’offrent les vacances qu’ils avaient bien mérité : ils n’en profitent en effet que pendant seulement quelques secondes et, vu qu’ils s’ennuient, repartent directement à l’aventure sans avoir aucunement eu le temps de profiter du fameux Sud tant espéré !

La personnification des animaux tout au long du livre est également très amusante, car l’écureuil, l’oiseau et les taupes, sont dépeints comme les animaux les plus sensés et pleins d’esprit, contrairement au chat, au serpent ou bien encore à l’aigle. Il y a en outre  une chanson pour les enfants que l’oiseau chante souvent à la fin ou au début de chacune de leurs péripéties et que l’écureuil décide enfin d’entonner à son tour à la fin.

En somme, ce livre est enfantin certes mais très humoristique, très dynamique et plein d’entrain.

James Burks, L’équipée du bosquet –  tome 1 : « Sale bête de Chat », Aventuriers d’ailleurs, mai 2026, 128 p. –  14,90 €.

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