Lit bi-dos

(Que fait la littérature ?)

En lit­té­ra­ture, l’ascèse intel­lec­tuelle et morale, voire l’expérience de l’absolu sont com­pro­mises. Seule la bles­sure nar­cis­sique l’exige. Aucun auteur à ce titre ne subit de pur­ga­toire. Leur inté­rêt va gran­dis­sant. C’est là la récom­pense d’une exis­tence clouée dans un lit prous­tien.
Tout fes­tin de femme ou d’homme est donc lit­té­ra­ture éloi­gnée — ou pas — des sym­boles trio­liques qui offrent des pro­po­si­tions sans cesse renou­ve­lées. Elles ravissent, enchantent jusque dans leur masse de nuit la plus immen­sé­ment lumière.

A ce titre, de tels tra­vaux d’Hercule conver­tissent Clau­del et Péguy à l’islamisme et font coïn­ci­der le génie lit­té­raire et la noblesse humaine. Voire !!! Racine dis­tille ses poi­sons et Ver­laine un fond du plu­mard pour un tra­fi­quant d’âmes. Des réseaux de sor­nettes démentent donc l’histoire lit­té­raire. N’allongeons pas cette fille indienne. Les ombres et les lumières par­touzent de concert.

Voici les masques de la comé­die humaine mais existent plus de mys­tère dans les livres que ne se le figurent les belles âmes et les jolis cœurs. Aux archéo­logues de chambres intimes ou de bor­dels tout est décom­plexé en guise de Bataille. Encore convient-il de mettre sa science à la place. Elle ne sera pas tou­jours la pre­mière — quoique pré­vi­sibles des sciences humaines et de la lin­guis­tique universitaire.

Néan­moins, bien des brou­tilles de zouaves tournent en rond et la pas­sion du meurtre file au comble de l’horreur. Des hommes sont au sup­plice et des femmes en vrilles par le ser­pent d’Eden. Le ciel est glace ou feu, cela dépend de chaque temps et ses énigmes. Elles ne se dévoilent que dans la lumière d’été à la nais­sance du jour après les heures longues de la nuit.
Certain(e)s mangent leur blé en herbe quand l’instinct les gou­verne. L’animalité les pos­sède, fou­gueuse et fûtée au jar­din des délices ou celui d’un curé sou­vent défro­qué. Dès lors, la vie à deux est un féroce com­bat, l’amour à quatre lui-même est conseillé. Une fois reti­rées leur robe, des filles tentent le diable avec patience, méthode ou effi­ca­cité pour gage d’éternité.

jean-paul gavard-perret

Photo Joshua Mann Pallet

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