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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

La menthe

La menthe

(Go more) Départ trempé à vif, trajet-retour un peu pensif et arrêt café-sandwich avec ma mégère si peu accorte et non apprivoisée. Elle reste autant rose de personne, femme de raison que véritable croix du présent. Mais son art de vivre ne peut pas mourir et le parfum mentholé de sa pensée, même au pied même de la lettre, aussi. De son tréfonds émanent des pétales sur mes épines :  nous voici en dévotion mutuelle sous musique en Ré mineur et…

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Escales liées

Escales liées

(saut d’homme) Sur les stries du plancher du bal dansent des mailles de lumière, roulis et clapotis hésitent un peu entre la cadence imposée. Deux corps enlacés se diluent dans l’immensité aqueuse de l’ambiance où le couple répète ses gestes. Leurs yeux épousent la distance sans la saisir, ni s’inquiéter. La musique les berce là où ils naviguent buste contre buste et du front au flot d’une drague implicite sur la surface du dancefloor. Ils hésitent à dériver plus loin…

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Ails yeux

Ails yeux

Le rêveur se promène dans son inconscient sans beaucoup d’effort mais, envahi par un cauchemar, il voit son esprit habité par des monstres sans qu’il puisse les combattre. Et ce, même s’il croit lutter contre vivants et morts. Néanmoins, sa nuit lui nuit : il renonce à l’amour du bien et du bon et accepte de souffrir, restant en biffant provisoirement l’envie d’être en vie. Sa lanterne de Diogène est une esbroufe bien qu’il aspire à l’absolu de la réalité –…

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Fais ton pari Tex as

Fais ton pari Tex as

L’ironie du destin procède d’un accent tonique que la science ni n’éclaircit ni n’éclaire. Si bien qu’un tel sursaut de l’humain peut être considéré dette d’humeur et d’honneur. Se fonde soudain une épopée au moment où l’instinct tellurique échappe du sol. Une telle noblesse contrarie les contraires et l’immensité de l’être abandonne aux choses son vêtement de nudiste. jean-paul gavard-perret Photo : Natalie Kessar Post Views: 111

Flanc beau

Flanc beau

(Qu’est-ce que la poésie ?) Un début existe à tout. Même la fin. C’est le cercle de la terre, de la roue et de l’œil condamné à voir même la pensée et son centre. Disons que le réel reçoit l’infini de la vision de notre conscience qui s’est accordée au chant profond né du charbon tant notre existence précéda dieu et le pétrole. Au visible suppléent ses mots. Preuve que la poésie refuse au ressassement sédentaire et résiste au solstice…

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