Ails yeux
Le rêveur se promène dans son inconscient sans beaucoup d’effort mais, envahi par un cauchemar, il voit son esprit habité par des monstres sans qu’il puisse les combattre. Et ce, même s’il croit lutter contre vivants et morts.
Néanmoins, sa nuit lui nuit : il renonce à l’amour du bien et du bon et accepte de souffrir, restant en biffant provisoirement l’envie d’être en vie. Sa lanterne de Diogène est une esbroufe bien qu’il aspire à l’absolu de la réalité – même si elle ne veut pas toujours de lui.
Qui dirige qui alors ? Le « somniaque » l’ignore. Qu’il ne cherche pas le sens des torsions de son subconscient : ses images bâtissent une forme de résurrection.
jean-paul gavard-perret
Photo : Jacques-Henri Lartigue