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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Tes mères errent

Tes mères errent

(Laquais du las quai) Quand le tantinet d’un sein enviable débarque, vif de sa pointe comme un insecte rose, laissons tomber le dernier voile – au besoin par inadvertance jouée. Une des cuisses laquées s’agite telle un  banc de sardines. Et me voici moins menu fretin que gars de la marine voire capitaine sur le mont de Vénus. Je snobe sa fougère et j’avance sans miséricorde sinon la chimère s’envole. Sorte de muezzinzin, j’avale verstes et sourates. Cafard sur le miel…

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Bel âtre

Bel âtre

(Drôles d’oiseau et d’arbre) Pour donner du plaisir au dilettante, une surprise récompense son attente. Il reçoit ici la chance à l’amour – ce qui lui revient cueillir la primevère en décembre même si les années vident son espérance. Voici la venante aux lèvres d’or et dont le delta a de quoi débrider toutes humeurs vagabondes. Un tel savant tranquille  pour ses études et ses travaux les quitte et devient impatient sur la sente ascendante. Des paliers abondent de grades…

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Loup Ange

Loup Ange

Quand le langage devient forme fluide, cela s’oublie tant il coule sans trop s’arrêter. Fuite d’inspiration peut-être ? Mais non, car les mots infusent parfois en n’ouvrant pas l’écluse. Dans la comptine « Loup, y es-tu ? », l’auteur ancien et inconnu déploie et étale son intelligence en rien artificielle mais non sans artifices. Une telle faculté ceinture toute idée là où dans cette formule un certain orgueil s’intéresse bien peu à la viande à croquer. L’importance reste le bien-fondé…

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A sept

A sept

Ecrit de l’or La libido est perçue comme le fruit du péché originel. Mais Laure va à contre-courant des anathèmes qui abondent dans la religion chrétienne. Certes, depuis la phrase de Saint Paul, « fuyez la jouissance » devient la manière de vivre non selon la chair mais selon l’esprit. En conséquence, tout croyant aspire à prendre part à la Vie éternelle du royaume de Jésus-Christ. Mais Laure ne se soucie guère du « capax » de Dieu qui a…

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Telle qu’il l’a

Telle qu’il l’a

(au bord de l’il) Quoique trop vieille pour me méfier des hommes, l’âge offre parfois des compensations. Dans un Motel 5, deux sièges en plastique pourvoient aux plaisirs de la conversation avec un bel inconnu. Il apporte des bières et boit à même le goulot pour décontracter une telle situation même quand l’été tardif épaissit la nuit trouée d’un bleu métallique par l’auréole d’un lampadaire. L’idée d’une chambre commune est rapide : le motel perd son impersonnalité réglementaire. Qu’est-ce qui…

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