Tes mères errent

Tes mères errent

Quand le tantinet d’un sein enviable débarque, vif de sa pointe comme un insecte rose, laissons tomber le dernier voile – au besoin par inadvertance jouée. Une des cuisses laquées s’agite telle un  banc de sardines. Et me voici moins menu fretin que gars de la marine voire capitaine sur le mont de Vénus.

Je snobe sa fougère et j’avance sans miséricorde sinon la chimère s’envole. Sorte de muezzinzin, j’avale verstes et sourates. Cafard sur le miel de ma came canette, ses hurlements jappent, geignent puis s’éteignent. Mais sa monnaie menue est un chèque. J’en suis le fils, elle ma belle-mère.

jean-paul gavard-perret

Photo : Katia Gherung
 

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