Archives de
Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

En voiture

En voiture

(six moines) Sous sa fourrure et sous le jaune de sa robe, surgit sa beauté brusquement revenue sur l’hiver de Delft. Dans son visage ovale, ses yeux, sur un fond d’ombre, sont austères et attentifs. Du silence, une flamme brille pour eux. Elle vient du passé d’une ancêtre encore là et qui ne connut de l’amour que l’ insupportable semblant des baisers. Elle se reflète dans de tels miroirs puinés mais referme à nouveau sa porte sur le passé de ceux…

Lire la suite Lire la suite

Sous mission

Sous mission

(Show fée) Seuls, avant l’afflux des visiteurs, nous estimions recevoir l’énorme gifle de la Joconde autant dressée qu’assise. Hélas, sans le moindre halètement de sa vision, nous nous détournâmes de l’armure de son sourire. Je me sentis expulsé par celle que j’aurais préféré voir nue et diaphane. Je ne fus en rien lapin ébloui par un tel phare mythe de notre culture. Je n’ai là rien trouvé rien de réaliste. Au mieux, j’aurais pu la prendre comme une utopie éloignée…

Lire la suite Lire la suite

De main peut-être

De main peut-être

Elle prend un verre avec moi pour reconquérir son âme et son destin qu’elle étouffe au besoin pour un bouquet de désir et la jonquille qui traverse son corps. Les yeux cousus sous ses paupières, silencieuse sous son corsage orange elle ne m’écoute pas. Lui parler, c’est comme envoyer des balles sur son mur, en haut, en bas, à gauche, à droite. En espérant qu’une sera la bonne. Pourtant, ses mains restent entre mes paumes : « Tu vois :…

Lire la suite Lire la suite

Vit tel honni

Vit tel honni

Laissant vagabonder ses pensées, elle retire de l’homme sa feuille de vigne. Mais trop vite se pressent une nuée de gouttelettes sur sa mousse tant il est incapable de maîtriser la durée nécessaire des étapes. L’incise doit l’ordonner. L’instrument est lourd dans sa main, mais elle entraône derechef le rythme d’un tel voyage jusqu’au bout de la nuit. Le tout en des songes létaux et littéraux au nom de la divine et de sa méphistophélique manigance. jean-paul gavard-perret Photo :…

Lire la suite Lire la suite

Pomme des dents

Pomme des dents

Je ne bougerai plus. Même dans mon miroir dont je ne cesse de m’éloigner. Vers quelque chose comme un éclat de mer ou de verre où brûle le soleil. Je le vois les yeux fermés. Je reste dans le silence. Je ne suis pas là. Une femme aimante parfois me tend la main mais je ne retrouve pas la mienne. Je me dis que j’aurais bien aimé vivre avec elle. J’aurais peut-être été ému. Mais je demeure sans bouger comme…

Lire la suite Lire la suite