De main peut-être

De main peut-être

Elle prend un verre avec moi pour reconquérir son âme et son destin qu’elle étouffe au besoin pour un bouquet de désir et la jonquille qui traverse son corps. Les yeux cousus sous ses paupières, silencieuse sous son corsage orange elle ne m’écoute pas.

Lui parler, c’est comme envoyer des balles sur son mur, en haut, en bas, à gauche, à droite. En espérant qu’une sera la bonne. Pourtant, ses mains restent entre mes paumes : « Tu vois : ton gentil voisin tiédit, chauffe, brûle. », lui-dis-je. « Demain, demain, pas ce soir », dit-elle. Mais elle me gratifie d’un baiser ornière de la gourmandise. Son corps léger comme une plume dans la lumière des moustiques.

Photo : Léo Nidès

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