Archives de
Tag: Jean-Paul Gavard-(Perret

Panse bête

Panse bête

(paradoxe de Pinocchio) (1) Je ne m’occupe qu’à des choses fausses et les fantasmagories en poursuivant à mon rythme les idées. Mais non les miennes – sinon deux ou trois choses. Avec elles, je n’y arrive pas. C’est mieux avec celles d’autres : leur histoires sont des épopées. Je prends leurs exemples et vous comprendrez mieux qui j’étais, je suis et deviens. Leur passé m’électrise au courant alternatif. Mais je reste capable de recoller leurs discours. Surgit du présent avec…

Lire la suite Lire la suite

Ouest terne

Ouest terne

Au désir touristique répond le « désœuvrement » cher à Blanchot. Les déserts sont les portes d’une attente qui n’espérait pas la fascination. Leurs seuils ouvrent le rien et le tout, suspendus dans l’espace et le temps. Les atteindre n’est pas le but, c’est l’échéance de de la pensée. Elle va à sa rencontre et son recommencement. Mais les déserts ne sont pas des aboutissements. Ils ne meurent pas : ils prolongent l’infini dans leurs diverses théâtralités qui ignorent le…

Lire la suite Lire la suite

Sol erre

Sol erre

(Misère de la poésie) Le soleil, comme la mort, est un objet. Les deux ne se regardent pas en face. Certes, sa lumière conditionne la possibilité d’écrire non sans quelque effet de vertige. Toutefois et en face, les mots ne sont pas de simples choses, mais des verres foncés afin que l’astre de feu soit détourné de son aveuglement. Ils le décrivent selon des formes métaphoriques ou des expressions variables face à l’impuissance de notre défection organique. En conséquence demeure…

Lire la suite Lire la suite

Houx ?

Houx ?

Quoique attachée à son nom, la maison de notre être sur lequel nous devions compter recule à l’envers des couleurs. Le bois de rose de ses charpentes se transforme en bois flotté où se distinguent, à l’aube, deux seins de nacre qui pointent de l’eau au sourire de lune d’argent. Sarment, vulve, vanille brûlent nos cœurs par nos veines. Elles marmonnent leurs brouillons. Nos visages s’y renversent car notre mémoire est en fuite vers l’horizon sous des cristaux de nos…

Lire la suite Lire la suite