Sofia Giacomelli, Lampi (exposition)

Sofia Giacomelli, Lampi (exposition)

À l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé Mentale, l’Association Culturelle infinityArt a présent& Lampi, exposition personnelle de Sofia Giacomelli dans laquelle l’évolution psychologique de la femme, entre conflits et prises de conscience, est expliquée à travers l’art figuratif de la jeune artiste.
Surpasser la superficialité et s’immerger dans le parcours psycho-évolutif de la femme est une particularité de Sofia Giacomelli. Elle est capable de réaliser une analyse attentive du profond qui se traduit par une observation délicate des différents passages qui touchent la vie du sexe féminin, montrant ainsi des désirs, des souffrances, des passions, une sensualité renouvelée et raffinée (souvent niée) qui se mêle à l’élégance.

Un chemin qui commence à l’adolescence, où l’on revêt les habits d’anges naïfs et rebelles, des moments marqués par des vides intérieurs immenses, la peur, l’impuissance et l’égarement, des passages qui indiquent le passage à l’âge adulte. La femme est vue à travers la relation qu’elle développe, au fil du temps, avec sa part la plus intime, sa sexualité et son corps, contraints, dans les différentes phases de l’existence, à subir des changements difficiles à accepter ou à devenir un instrument de communication, symptôme donc d’un mal-être intérieur, dont la perception déformée raconte une dimension extrêmement fragile et problématique du moi.

Jaillissent aussi histoires et expériences d’une culture ancestrale, où la psyché impose la réévaluation de la relation avec le maternel, dans un affrontement silencieux qui conduit au dialogue et au partage réciproque. Des regards fiers et apparemment décidés se traduisent en formes de protection, comme s’il s’agissait de masques destinés à cacher la vulnérabilité de l’âme : un moyen supplémentaire de se sentir en sécurité.
Ces femmes, en équilibre entre la quête tenace de l’invisibilité par rapport au monde et la nécessité, à travers le caché, d’être vues en tant que personnes ayant leurs propres émotions et besoins ; prisonnières d’un limbe métaphore des conflits, suspendues entre ce qu’elles sont et ce qu’elles aimeraient être, immergées dans le chaos de mécanismes peu compréhensibles, et naviguant sur la mer de l’inconscience en marche vers une nouvelle naissance, ces femmes à l’issue d’un long et élaboré travail sur elles-mêmes, conscientes et dénudées de toute faiblesse parviennent ici enfin à s’aimer inconditionnellement.

jean-paul gavard-perret

Sofia Giacomelli, Lampi, Mostra personale di Sofia Giacomelli, galerie ChiAmaMiano Onlus, Via Laghetto, 2 Milano Municipio 1, MI, 20121, Italia.

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