Pulpe fiction

Pulpe fiction

(Que déguster ?)

Le moindre regard l’effraye. Elle est âgée, ou bien plutôt sans âge. Née comme ça, sans raison. Ou bien d’une histoire ou elle a trouvé sa place. Elle s’incruste dans le doute, attentive au moindre soubresaut qui n’est pas que de conscience.

Il suffit de lui parler pour qu’elle s’en aille afin de ne pas souffrir d’amour tant son cœur écorché ne peut pas se soigner. Toutefois, son désir parfois envie celui des hommes, de leur engin et couilles propices à son vagin et clitoris. Mais elle n’a rien d’une méduse et vire un monsieur dès qu’il l’ennuie. Depuis, il ne manque pas d’autres queues.

A une table de la terrasse d’un restaurant, ils défilent, offrant un verre de taire ou de parler quitte à lui casser les noix. Mais au besoin, elle les fracasse avec un marteau puis les mange en oiseaux domestiques avant de goûter une glace du même fruit et dont elle enlève la peau pour ne garder que la pulpe.
Le tout en craignant de ne pas tacher sa jupe tandis qu’un autre coq court déjà après sa poule.

jean-paul gavard-perret

Photo Henri Cartier-Bresson

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