Pas science
(Mélo dit)
J’ai plein de mon corps autour de moi. Il ondule plus qu’il ne se rétracte même si à certains moments il faut – mais avec pudeur – le purger ou décharger. Mais il reste sans volonté et produit un peu de pensée selon un barème d’après moi-même.
C’est là satisfaire mes exigences en trouvant ça et là un ou deux trucs ou leur mélange. Je suis doux avec elles d’autant que je suis de matière molle (il y a plus que de peau et d’os). Née d’un vide, je suis devenue remplie et stratifiée.
Mon âme y vibre. Et un tel élément est là pour me protéger. Pour la remercier, je ne vis que pour la satisfaire non d’idéal mais en admettant une norme un peu plus haute que moi. Mais vu mon cas et en conséquence, je ne peux pas la dépasser – sinon par mon battement organique plus ou moins mélodieux.
A moi d’en profiter. Et c’est bien plus que mon cubage du type Grand Condé qui m’intéresse même si, pour certains, mon principe peut sembler obscène. Mais dans ce cas, ma pensée de détache d’eux et je ne suis pas loin de les garrotter suivant mon bon plaisir ou, et le cas échéant, d’essayer autre chose.
jean-paul gavard-perret
Photo : Cindy Sherman