Charles Pennequin, Bine

Charles Pennequin, Bine

Le trou du même Avoir traversé Dedans (Al dante, 1999), ou bien Bibi (POL, 2002), de Pennequin, c’est avoir fait l’expérience d’une dépossession de soi. Dépossession au sens propre, avoir vécu l’exorcisme autant psychologique que physique de notre propre être, de ce qui comme trou ne saurait se résorber dans les identités qui viennent l’affubler ou le combler, aux mille regards qui viennent l’accuser d’être ceci ou cela, alors qu’il est trou. C’est avoir senti que le trou de l’être,…

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Lissez les couleurs ! à ras l’fanion

Lissez les couleurs ! à ras l’fanion

I would like to be a machine De 1997 à 1999, Joël Hubaut a écrit un long poème, Put-Put, dont chaque vers commence par « je voudrais ». Plus que d’insister spécifiquement sur le caractère de liste de cette longue incantation du devenir du corps, ce qui ressort surtout de ce texte, de cette agglomération, c’est la porosité du corps aux choses, l’incubation du monde dans le corps, faisant du corps le potentiel d’un monde qui est arraché à sa propre logique…

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Le Théorème d’Espitallier

Le Théorème d’Espitallier

Poémathématique de l’effroi Le silence de ces espaces infinis m’effraie énonçait Pascal, marquant par là le caractère profondément désespérant de cet infini géométrique de l’espace, infini auquel rien ne semblait devoir répondre si ce n’est sa foi. Faisant écho à cela, par l’infini arithmétique qu’il met à l’œuvre dans son dernier texte publié dans JAVA (n°25-26, octobre 2003), Jean-Michel Espitallier, rencontre par la poésie cette même interrogation de l’infini spatial dans lequel s’incarne matériellement le sujet humain. Ce texte,  »…

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Henri Brunel, Nouveaux contes zen

Henri Brunel, Nouveaux contes zen

Ces pages invoquent la porte sans porte du koan zen, ce caillou, cet arbre, qui s’ouvrent sur l’infini et au-delà Ça ne commence pas, ça ne finit pas, qu’est-ce que c’est ? Non, ce n’est pas mon article sur les Nouveaux Contes Zen, bien que certains aient pu y songer vu le retard accumulé par rapport à cet ouvrage. Enfin, après de telles lectures, je peux toujours arguer de la relativité des choses, de la beauté du temps qui passe et…

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Moins que zero

Moins que zero

Bonbon noir sous acide. Alors voilà. Il y a ceux qui crieront au génie, reconnaissant dans ce premier roman des années 80 les germes du génie littéraire d’un auteur ayant depuis confirmé tout le bien (ou le mal – souvent il n’y a pas de différence selon les gensdelettres) qu’on pensait de lui. Et puis il y a les autres. Ceux qui ne connaissent pas l’univers trash et déjanté de Ellis ; ceux qui ont lu un seul de ses…

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