Lot gît

Lot gît

En photographie comme ailleurs la diablesse est dans les détails. En sourd du désir dans la solitude insurmontable. Bref, celle-là émet des propositions que le réel et sa boue n’offrent pas forcément. Sur le clavier des sens, nocturne elle ouvre le jour, diurne, l’inconnu. Elle traverse l’œil contre le manque en divine évidence quoique dieu n’en soit pas le sujet omnipotent.

Des frissons sont offerts par des déesses et leur volcan. Tout s’y trame, induit la flamme. Le voyeur se pâme sans glue ni glas. La brune, rousse ou blonde arrachée à l’univers ouvre sa fleur à la palpitation de la chair. L’herbe se mouille là où les graines se rassemblent.
Certes, diront certains, une image est une simple hypothèse mais le désir se satisfait d’une telle affection. Et même s’il arrive (rarement) que le voyeur s’interroge sur la nature de ce qu’il éprouve, se crée un phénomène impensable ou indicible. Le premier est du provisoirement impensé, le second du provisoirement dissimulé.

A ce point, l’imaginaire cesse de masquer ses deux arrière-pays : l’un clair – du déjà vu -, l’autre qui reste en attente sous forme de souhait sans la moindre vertu.

jean-paul gavard-perret

Collage d’Al Varlez

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