Lettre et le céans

Lettre et le céans

Le souvenir de votre peau hante la chambre et ses draps froissés. J’écris, je vous écris pour que mes mots glissent en vous. Ma langue éclabousse de votre sève, je me livre au mouvement sinueux de leurs courants : Ah, délicieuse Alice, je passe votre frontière car il n’est plus d’autre miroir à traverser que le vôtre.

Votre présence laisse peu de place au doute tant se dresse votre discipline de l’amour contre toutes résistances. De chaque dérobade vous bâtissez la fragilité bercée et concertée. Se dissolvent la vulgarité, la souffrance. Tout se partage pour multiplier à l’infini que, par votre Charme, nous devenons.

jean-paul gavard-perret

Photo Florence Deba

Laisser un commentaire