Lettre et le céans
Le souvenir de votre peau hante la chambre et ses draps froissés. J’écris, je vous écris pour que mes mots glissent en vous. Ma langue éclabousse de votre sève, je me livre au mouvement sinueux de leurs courants : Ah, délicieuse Alice, je passe votre frontière car il n’est plus d’autre miroir à traverser que le vôtre. Votre présence laisse peu de place au doute tant se dresse votre discipline de l’amour contre toutes résistances. De chaque dérobade vous bâtissez…