Franco Gobbi, Fragile
Visions des femmes
Franco Gobbi est né en Romagne, en Italie. Il devient un membre de longue date du collectif d’artistes cyberpunk londonien, « The Mutold Waste Company », qui s’est installé dans sa propre ville dans les années 90. Il a commencé à 14 ans comme coiffeur dans le salon du village et ses intérêts et ambitions l’ont rapidement amené à évoluer. À l’âge de 23 ans, il a déménagé à Milan, Paris et New York où il a collaboré avec des photographes influents dont et entre autres Nan Goldin, Araki, Mert et Marcus, Paolo Roversi, Juergen Teller et Ellen von Unwerth.
Sa passion l’a conduit au-delà de la photographie de mode et il a collaboré avec des artistes musicaux tels que Björk, Adele, Katy Perry, Cyndi Lauper, Courtney Love et bien d’autres. Il continue aujourd’hui de se produire dans les industries de l’art, de la musique et de la mode et d’élargir son implication dans l’art.
Fragile est son premier livre et l’expression maximale de sa vision créative. Il comprend une série de photographies mettant en scène les plus grands modèles du monde. Le photographe italien dépasse le simple portrait et il capture l’essence de ce qu’il y a d’illusoire, de fragile et de vulnérable chez ces sujets très photographiés.
Les femmes de ses photographies vivent sur les scènes de l’art, de la photographie, du cinéma, du théâtre et de la mode. Il recherche des sujets qui sont, dit-il, « profondément liés à la Terre Mère » et qui comprennent sa capacité de génération et de régénération. Gobbi pense que cette connexion donne aux femmes qu’il photographie la capacité de revenir à leur propre essence, quelles que soient les modifications physiques qui leur sont demandées. Le travail de Gobbi s’inspire de (et fait référence à) un éventail de prédécesseurs, dont Man Ray, Francis Bacon et Andy Warhol.
jean-paul gavard-perret
Franco Gobbi, Fragile, Damiani, 2025, 140 p. – 60,00 €.