Eric Sautou, Le souvenir

Eric Sautou, Le souvenir

Eric Sautou se fait historien pour ne pas détruire son propre environnement et sa nature. L’égoïste mollement se balance tant il s’est « laissé porter, rêver, vivre, mourir / qui s’est parfois rêvé celle qui attendait de ressembler /qui se sentit si ordinaire de ne pas l’être ». Le souvenir n’est pas anachronique et c’est un quasi problème salutaire de certains rapports soit de force, soit d’ingéniosité. L’auteur portant sa maison sur le dos négocie avec le passé et comprend la réalité qui existait auparavant. Il cherchait la douceur d’une main s’est déprise mais où « couvert de honte [il] ne fit aveu de rien ».

Roi errant et par un tel souvenir, il remonte au charbon et se remobilise à une autre main qui remplace la première. Et quitte à changer le rôle de l’actrice et l’acteur-auteur, il remplace le changement d’échelle. Du charbon, il n’est pas forcément la mine ou le fossile. L’imaginaire de l’action prend une autre énergie selon une articulation structurante. C’est une révolution pour une autre communion. Histoire de privilégier la nouveauté en un basculement du passé au présent au sein même d’une reproduction. Il est vrai qu’une telle question physique et affective reste rémanente. Elle ne crée pas une rupture mais une continuité et amène à voir comment se situer.

jean-paul gavard-perret

Eric Sautou, Le souvenir, Editions Unes, Nice, 2025 – 20,00 €.

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