Emma Santos, La punition d’Arles

Emma Santos, La punition d’Arles

A ceux qui se disent : la littérature ne fait souvent que répondre à une sorte d’utilitarisme, ce livre va plus loin dans ce grand débauchage d’une femme amoureuse face à un don juan fantoche et monstre capable de pousser l’amante à la folie et qui va se déchirer – corps compris et avortement idem.

Existe là une bataille intestine dont le jeu est pipé et sans limite. La femme subit une méthode d’hostilité par un homme qui cultive goût du simulacre et du formalisme romanesque. Pour lui, la femme disparaît, n’existe plus. Mais elle a trouvé devant ce sacrifice les mots pour le dire et la force de l’écriture.
La criminalité d’un tel être est constaté au sein de ses basses récidives. L’écriture d’Emma Santos répond par une subjectivité qui trouve là un style éblouissant par ses moyens.

Face aux marques de débordements, du franchissements et du débordement masculin s’instaurent divers types de transformations et de dissuasion. Le texte n’est plus là pour décliner du réel mais le métamorphoser dans une condamnation contre l’attraction. Celui du vide, du creux de la violence d’un processus de déstructuration de celui qui s’agrippa à la plénitude de la terreur.

Mais l’auteure ici ne répond pas à la folie marchande qui s’est emparée d’elle. Ecrire ici, c’est comme un premier pas, une recette pour démystifier ce qui arrive et où aller pour rayer l’horrible et recroire en la vie.

Emma Santos, La punition d’Arles, éditions des femmes Antoinette Fouque, 2025, 110 p. – 6,50 €.

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