Dominique Gilbert, Le bidet
Le roman quasi policier de Dominique Gilbert (et son héros Lulu) nous met dans le bain – voire dans de grandes marées pour nous réjouir. L’enquête est filée sur le commun des mortels et qu’importe le genre.
D’autant qu’ils se confondent, s’aiment et se trompent. La loi sociale est mise non seulement sous carcan de la sexualité mais par un objet dont la fonction satisfait bien des organes.
Certains seront punis par leurs actes voire pour leurs pensées. A savoir, ce que Sade lui-même prévoyait en demandant : « Punit-on les pensées ? » Néanmoins, elles ne sont pas les mêmes parce que le corps lui-même parfois se connaît. Il ne faut pas se contenter seulement d’attendre. Les lieux dit d’aisance sont clamés en conséquence pour leur nécessité sans que Gilbert ne présente la précision cruelle de détails non fictionnels. C’est là la liberté de retourner la pensée contre le réel voire de le dénoncer.
jean-paul gavard-perret
Dominique Gilbert, Le bidet, L’élocoquent, Paris, 2024, 210 p. – 23,00 €.