Dean Koontz, Au clair de lune

Dean Koontz, Au clair de lune

Trois jeunes gens à qui un savant fou a injecté un mystérieux produit se lancent dans une course poursuite à travers les Etats-Unis


E
n route pour une de ses expositions de peinture à Santa Fe, Dylan O’Conner s’arrête dans un motel pour s’accorder un peu de repos en compagnie de Sheperd, son frère autiste. En un instant, sa vie va basculer dans le cauchemar : il se fait agresser dans sa chambre par un « savant fou » qui lui injecte un produit aux effets inconnus.
Peu après, Jillian, une jeune artiste comique, qui s’octroie elle aussi une nuit de calme dans le même motel, sert également de cobaye au savant. Comme à Dylan, le « médecin » lui indique qu’à son réveil, elle devra prendre la fuite, car les ennemis du médecin seront à leur recherche pour contrecarrer ses plans.
Jillian rencontre Dylan et son frère peu de temps après, et tous trois s’aperçoivent qu’ils n’ont pas d’autre choix que la fuite, d’autant que la voiture du médecin explose avec ce dernier à son bord. Très vite, les deux jeunes gens sont sujets à d’étranges phénomènes : Jillian a des visions, qui pourraient se révéler prémonitoires, alors que Dylan ressent des « courants psychiques » le poussant vers des endroits où ont eu lieu des tragédies. Sheperd, quant à lui, vit dans son monde, mais son comportement est de plus en plus énigmatique.
Quelle est la nature de la substance qui leur a été injectée ? Et quel rôle tiennent-ils dans le gigantesque puzzle créé par ce savant fou ?

Point n’est besoin de présenter Dean Koontz : au même titre que Stephen King, il compte parmi les auteurs américains les plus lus en matière de fantastique ou de thrillers paranormaux. Salué par le magazine Rolling Stones comme le « plus populaire des romanciers à supense des États-Unis », il a le don de propulser le lecteur dans un monde contemporain où règnent la peur et l’angoisse.

Au clair de lune nous propose une course poursuite à travers les États-Unis, un « road-book » fantastique qui joue avec les nerfs du lecteur, entraîné, comme les trois héros, dans ce voyage à cent à l’heure. Au fil des chapitres se reconstitue un gigantesque puzzle narratif – auquel fait écho le passe-temps favori de Sheperd – en compagnie de Dylan et Jillian, qui ne comprennent rien à ce qui leur arrive. Tout d’abord victimes, ils prennent rapidement leur situation en mains et décident d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs, qu’ils commencent tout juste à maîtriser, pour faire le bien autour d’eux.
L’originalité du roman tient en bonne partie à la présence du jeune autiste Sheperd, surprenant autant qu’émouvant, et à qui Dylan porte un amour et une dévotion immenses. Quant à Dylan et Jillian, ils forment un couple fort attachant, doté d’un humour ravageur qui les aide à tenir bon en toutes circonstances.
Leur histoire tient un peu du conte de fées moderne, l’amour s’avère en effet salvateur face au mal qui ronge la planète chaque jour. La fin du roman pourrait laisser présager une suite aux aventures de nos trois héros… le succès de ce nouveau roman incitera-t-il l’auteur à pousuivre les aventures du « club du clair de lune  » ?

franck boussard

   
 

Dean Koontz, Au clair de lune (traduit de l’anglais par Dominique Defert), J.C. Lattés, 2004, 456 p. – 22,00 €.

 
     
 

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