Cas fée

Cas fée

Invisibles dans leur chambre, leurs gloussements témoignaient de prestations en formes et substances. L’un invoquait dieu et l’autre déclenchait ses orgasmes. En diégèse, s’agitait une foule d’envieux, les uns espérant faire bon usage de leurs moitiés. Elles peignaient leur longue chevelure avant de les rejoindre par un chemin poudreux.

Mais chez les deux précurseurs, l’un estima que toute relation physique entend du flou et de l’énigme. Il lui demanda : « Tu prends ton plaisir ? ». Courtoise, elle se contentait de lui répondre : «Pour toi ». L’escalier craquait sous le poids de son ombre lorsqu’elle descendait. Et pour se réconforter, elle filait, avec deux sucres, boire un café.

jean-paul gavard-perret

Photo Hélène Pereira

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