Beau A

Beau A

Je modifie le calendrier, j’engage ses conditions traduites en huit langues avec un tirage d’un million d’exemplaires signés au nom d’un empereur pour conférer par la nouveauté calendaire le plus grand honneur – quoi que resté à l’état de brouillon.

Le premier janvier est aboli comme les jours de nativité des saintes, saints, déesses et dieux. Reste celui des Ecce homo qui sont incapables de dépasser l’humanité et la nature. Réglons les affaires des Dionysos et autres farceurs. Il n’y a plus de hasard à leur place, pas plus que des De Lesseps Fernand et Eiffel Gustave allongés plus que haut qu’à la verticale comme tous les grands noms de l’histoire (à une seule exception nommé Chateaubriand), toujours bien habillés pour leurs enterrements.

De ce nouvel opus faites ce qui vous plaira (loin même des correspondances de Joyce pour sa Nora). En un tel projet, toute chose et tout homme vivent, se développent, se meuvent et meurent dans leur imperfection puisque la nature n’est plus la providence. Et ce, depuis Spinoza. Il ne se souvint que de l’âme. Mais celle-ci n’imagine plus rien, ni se souvient des choses passées ou de la durée du corps. Chacun devient une hérésie caractérisée dont il y eut souvent à son propos bien des verbatim. Mais désormais A-brégeons.

Photo Peter Knapp

Laisser un commentaire