Au taureau ses écailles, à la mer son parfum d’homme

Au taureau ses écailles, à la mer son parfum d’homme


Tout souvenir très vite devient vieux. Je lui remets du retour, inversant l’aiguillage. Mais le futur prend place même s’il dépend de l’enfance. J’ai en ce sens mal à ma tortue. Par son roulis, j’ignore que faire de ma vie. Plutôt que dilapider du sperme, je mange des céréales et aussi du blé dur quitte à redoubler et minutes, et secondes.

Mais comment peut-on prendre là du plaisir ? En Bartelby, prenons l’issue du côté neutre, androgyne sans coucher avec des femmes. Certes, j’aimerais m’y confondre mais l’amour est une autre question que le sexe. Vu un tel fiasco, et m’extrayant du devoir d’exister, je fabrique des bout de langage. Restant tortue, je travaille en sous-sol, évitant la drogue dure de la philosophie que je frôlais jadis comme l’orteil la mer.

Photo : Kourtney Roy

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