Alessandro Chiarini, Echoes of Architecture & Shadows and Silences

Alessandro Chiarini, Echoes of Architecture & Shadows and Silences

Alessandro Chiarini propose ici une partie de ses deux séries. Il s’agit de deux séries de photos sur l’architecture. Le photographe explore de nouvelles façons de voir les choses telles qu’elles sont réellement.
Sachant que nous regardons tous les choses d’une manière standardisée et élémentaire, l’artiste va plus loin. Dans ce but, il a décomposé les formes architecturales :  » je les ai divisées en deux parties exactement égales, en sélectionnant dans la vie ce qui m’intéressait et ce que je voulais éliminer. », précise-t-il .

Ses photos conçues et imaginées lors de la phase de prise de vue, il les assemble « sous une nouvelle forme, certes improbable mais possible, j’ai essayé de créer de nouvelles architectures de pure forme esthétique, à travers un voyage dans une réalité parallèle d’un univers extraterrestre où tout est possible. « , ajoute-t-il.

Selon sa vision et son imaginaires, le photographe traverse des lieux ; le temps s’y courbe, la lumière effleure sans révéler. Parfois, des silhouettes évoquent un passage ou un retour, une fuite ou un rituel.
Un tel photographe devient poète : il capte le silence d’un mouvement interrompu, le tremblement d’un seuil.

La figuration humaine reste présente et lointaine, dans un dialogue muet avec l’architecture. Kafka n’est jamais loin là où le corps et le paysage s’efface en ne demeurant qu’un fragment ou une trace. « Il n’y a pas de réponse, seulement une pulsation, une absence qui respire. C’est peut-être là que tout commence », écrit Alessandro Chiarini. Les architectures s’épanouissent en corolle de métal comme si sourdement crépitait un feu magique de leur coffre ou parfois d’une poitrine chétive de béton.

Existent là des mariages intemporels, quasi dystopiques parfois. Ils sont sans oraison ni sacrement sous le firmament où le soleil est un gras rond fromage de Hollande étouffant, dominateur tyran ; il pèse. Mais il y a de la place pour le ciel où montent diverses crêtes d’architecture de drôles d’oiseaux lyres face aux grands vents qui scannent les temps.

jean-paul gavard-perret

Alessandro Chiarini, Echoes of Architecture & Shadows and Silences, L’œil de la photographie, avril 2025. Voir : alessandrochiariniphotography.com

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