Albertine, Un vent léger (exposition)

Albertine, Un vent léger (exposition)

Albertine dessine depuis toujours et il est même difficile d’en retrouver l’origine. Depuis 1990, elle est sérigraphe et illustratrice, collabore régulièrement pour la presse, devient jusque chargée de cours en sérigraphie et illustration à la haute école d’art et de design de Genève (HEAD).
La créatrice a déjà publié́ de nombreux ouvrages tant pour la jeunesse que pour les adultes, dont la plupart en collaboration avec l’écrivain Germano Zullo. Elle expose régulièrement son travail en Suisse comme à l’étranger.

Son art est marqué par un fil limpide, le plus souvent tracé au Rotring, mais parfois plus épais par le crayon gras, la plume ou le pinceau. De telles scénettes sont fragiles, minimales comme suspendues en équilibre très loin au-dessus du vide sur le support papier. Les couleurs sont toujours franches et douces pour accentuer un espace abyssal afin de distinguer les présences au lieu en un geste délicat, léger et indicible.
Des traits, sortent diverses métamorphoses qui, comme le trait, se nourrissent de l’expérience passée : il mûrit avec le temps et au gré des courbes. Chaque dessin s’adapte au sujet présent. Avec sa nouvelle série « Une chambre à soi » et « Un vent léger », Albertine fait jaillir souvent en diptyques la solitude qui parfois peut être le signe de retrait, apaisement, sérénité quoique précaire à préserver ou reconquérir.

L’espace, qu’il soit ouvert ou clos, devient refuge ou la traversée devant des étendues ouvertes sur l’infini. Dans un tel lieu, des songes s’incarnent (en carpes aériennes par exemple). Mais existe toujours l’éloge du secret.

Albertine, Un vent léger, Galerie LigneTreize, Carouges, Genève, du 9 mai au 13 juin 2026.

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