Giancarlo Carnieli, Dreamlike
Où allons-nous quand nous dormons ?
Puisque selon Schopenhauer « La vie et les rêves sont les âges d’un même livre », le photographe italien en explore les deux pans. Il montre que si la vie de l’éveil et la vie dans le sommeil est très différente, la photographie prouve ici par le noir et blanc de l’image que tout n’est pas blanc et noir entre vies nocturne et diurne.
Dreamlike devient ainsi un voyage entre la réalité et le rêve.
Les deux se confondent ici dans ce que l’image contient de paysages extérieurs et intérieurs et leurs jeux d’ombres.
Ordre et désordre, netteté et flou, lumière et ombre, conscient et inconscient, statique et dynamique déplacent sans cesse le regard.
Preuve que dans la trajectoire de la vie et du rêve reste l’écho d’une anxiété et d’une matrice première.
Chacun peut retrouver de telle images où se conjugue ce qui appartient à des composantes archaïques de l’être. L’artiste nous entraîne dans des chemins connus et inconnus à travers des images.
Elles demeurent ouvertes dans le questionnement er l’énigme qu’elles soulèvent. Elles donnent des indices sur notre voyage dans le sommeil.
Il n’est pas un simple arrêt mais l’entrée dans un montre où nos profondeurs interpellent.
jean-paul gavard-perret
Giancarlo Carnieli, Dreamlike, 2021.
2 réflexions sur « Giancarlo Carnieli, Dreamlike »
Sujet intéressant…! À développer.
Gravures de Didier Hamey en miroir