L’O de vie

L’O de vie

Sur le jardin clos de son visage de Flamande, elle reste étonnée. Mais la voici cernée par ses anges provisoires. La lune la poursuit entre Anvers et Liège ou de Lyon et Limoges. Mais il ne faut jamais s’arrêter aux raisons du matin. Enroulons au besoin ses cheveux autour de notre poignet. Certes, nul ne sait dans quelle lit elle dort.

Mais grimpant sur son ciel, s’entend dans le cœur de brocart à fleurs d’or de l’amante un bruit de moteur. Ronronnant, de ses deux pôles du désir, elle donne alors son lait. Chacun devient l’homme faisselle tenant entre ses paumes son psautier. Il rêve que sa bouche est la seule pour celle qui assure le boire puis le manger d’une famine ardente. De son corps, chacun fait avec elle un même bloc. Dépassé, il brûle le monde.

Photo : Lolly Char

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