Vittoria Gerardi, Latenza
Métamorphoses
Cette série, singulière et étonnante, d’un monde enchevêtré est représenté par une ligne dont le début et la fin se confondent, symbolisant une forme d’éternité. Elle fait suite à « Confine » (2017), et « Pompeii » (2019). « Latenza », est donc la troisième exposition personnelle de l’artiste italienne qui place la lumière au cœur de son travail et repousse les limites du médium photographique pour un hymne à l’existence.
Vittoria Gerardi comprend le langage de la photographie, sa structure immergée et sa face cachée. L’image latente se trouve au sein de chaque tirage pour mettre au jour la frontière qui sépare le visible de l’invisible.
La photographie devient « photosynthèse » du monde végétal. Et le papier photographique de Vittoria Gerardi se développe littéralement à mesure qu’il est exposé. C’est comme si l’œuvre exprimait à la fois l’origine et le devenir.
Les boîtes-cadres font partie de l’œuvre. Elles sont ornées de plaques de cuivre dont la couleur varie l’une face à l’autre. Le travail du verre et du cuivre laisse apparaitre des racines « dendritiques » particulièrement déchiffrable.
jean-paul gavard-perret
Vittoria Gerardi, Latenza, Bigaignon, Paris, exposition, du 14 mars – 20 avril 2024.
