Temenuzhka Dimova, Limitrophie

Temenuzhka Dimova, Limitrophie

Un état de grâce en limpidité

Ailée, Temenuzhka Dimova, s’adresse de la manière suivante à l’objet ou plutôt au sujet de son amour : « Chère âme / laisse moi ouvrir tes entrailles / rompre ta texture cosmique / Laisse moi passer sous le scalpel / tes vertus diaphanes / et suspendre sur le sèche-linge du monde / ta peau divine en filigrane ». Le tout pour « comprendre tes secrets anatomiques / et triompher de ton langage muet ».
Dès lors, elle devient l’enchanteuse de l’infection et affection de l’amour.

C’est aussi une manière de traverser ses souvenirs et aussi le corps qui – la désirant – l’appelle. Le texte devient l’heure de l’isolement particulier : les fenêtres sont ouvertes vers l’aimé, vers tout l’univers.
Rien ne peut empêcher la pureté d’une pensée d’incarner un vol.

La créatrice propose un voyage infini sur un océan de mots amarrés à une terre qui appelle avec sa voix secrète une île mystérieuse. Temenuzhka Dimova déterre des trésors cachés par le temps et garde le sourire de celle qui se retrouve en elle-même.
C’est un état de grâce en limpidité.

L’auteure devient le sceau sur le certificat d’amour le plus cosmique et physique qui soit.

jean-paul gavard-perret

Temenuzhka Dimova, Limitrophie, Rougerie, 2021 – 12,00 €.

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