Patrizia Galia, Monstrum (exposition)
Imprégnations
C’est par effet de diaphanéité ou de jeux que Patrizia Galia affectionne les nimbes du brouillard. Ils servent de diaphragmes visuels. A travers eux et la ville d’Erice, la créatrice entre à l’intérieur d’une légende.
Elle est parmi « vestales sacrées, de géants, de guerriers valeureux et de rois courageux ».
Si bien qu’une silhouette saisie dans la brume devient l’interstice entre les hommes aux dieux. Dans une ville qui – écrit la photographe – « est un sortilège, une machine à remonter le temps », elle trouve dans les effets de trouble que crée le brouillard un moyen d’accorder à la fragilité humaine une dimension immortelle.
Patrizia Galia poursuit un tel projet depuis plus de dix ans et il reste en cours. L’artiste exclut de toutes ses prises de vue ce qui pourrait renvoyer aux stéréotypes.
La nature, l’architecture du lieu, l’atmosphère sont transformées dans cette hantise de l’air que produisent les phénomènes météorologiques mais surtout la vision poétique de la créatrice à la recherche d’une spiritualité quotidienne.
jean-paul gavard-perret
Patrizia Galia, Monstrum, exposition, Polo Museale Cordici d’Erice, du 08 au 15 août 2021.