Archives de
Tag: poésie.

Christophe Lamiot Enos, Alpe du Grand-Serre

Christophe Lamiot Enos, Alpe du Grand-Serre

Subsumer le passif Souvent le texte ne peut prétendre qu’à une illusion de temporalité. Il n’est qu’un artifice du désir en projetant dans les mots un certain rêve d’existence auquel la vie ne peut répondre. En ce sens, il est un refuge ; ce qui ne veut pas dire pour autant – et comme le pensent Blanchot et Louis-Combet- que l’écriture finit par retourner au désastre. Christophe Lamoit Enos le prouve. L’aventure du langage reste pour lui une aventure essentielle,…

Lire la suite Lire la suite

Lilith Jaywalker, Emeutia Erotika

Lilith Jaywalker, Emeutia Erotika

Une libertine androgyne et anarchiste Lilith Jaywalker mêle l’intime et le social. A l’émeute de deux corps en fusion répond l’insurrection des peuples en lutte. Amants et foules, tout devient chez elle de l’ordre d’un monstre : pas celui qu’il faut chasser mais caresser au milieu des affres, des décadences et des révolutions. La luxure moins que péché pourrait devenir – dans le monde rêvé par l’écrivain(e) – une cause institutionnalisée. Post Views: 69

Valérie Linder, Une lettre d’amour

Valérie Linder, Une lettre d’amour

Les récits plastiques de Valérie Valérie Linder aime brouiller les pistes. Dans ce but, elle crée des « collages physiques » entre l’image et le mot afin que le récit soit une fameuse idée qu’elle exagère en inventant divers hiatus dans les figurations qu’elle y introduit. Si bien que, dans une telle lettre d’amour qui ne « s’écrit » pas vraiment, il ne s’agit plus de faire prendre des vessies pour des lanternes. Le « corps objet » prend un sens particulier par fouille…

Lire la suite Lire la suite

Annie Salager, Œuvres Poétiques

Annie Salager, Œuvres Poétiques

De l’existence L’écriture d’Annie Salager impose des sensations à rebours des vanités et de l’amour de soi. La poétesse met en échec et mat les postulats des poètes illustrateurs d’eux-mêmes, toutes dents dehors et scintillant dans leurs du cadavre en puissance. Afin de venir à bout des images, elle fait fondre la langue en l’entraînant non dans l’effacement mais en une course folle. Surgit ce qui tient plus de la danse litanique et cyclique que du chant. Post Views: 88

Jan Voss & Jean Frémon, Choses Bues

Jan Voss & Jean Frémon, Choses Bues

Jan Voss, la peinture et le temps Devenir peintre est une décision tout aussi concrète et pratique que métaphysique, abstraite. Plus peut-être. Jan Voss le prouve une fois de plus avec ses  Choses bues  aux formes frémissantes, fureteuses qui se refusent à l’indigeste déjà-vu. Le papier intervient dans le jeu et le jet des linéaments monochromes et leurs espaces intercalaires. Restent des trajets devenus dessins déjà défaits. Frémon ne pose pas de mots sur ces graphes, il fixe plutôt l’espace…

Lire la suite Lire la suite