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Tag: poésie.

Christine Bonduelle, Genèse e i pi + 1 = 0

Christine Bonduelle, Genèse e i pi + 1 = 0

Verbe chair Christine Bonduelle reste une poétesse rare. Découverte grâce à Obsidienne avec  Bouche entre deux  et  Ménage, elle publie peu. Mais ce qu’elle retient pour l’édition est essentiel. Le corps passe de l’état liquide à l’effervescent à travers les secousses sismiques du poème. En vers courts, qui sont autant de frappe et ictus, la poésie est nerveuse, sans graisse. Ne demeure que le souffle des poumons qui, à bout de course, sortent tout leur air de « toute là…

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Evelyne Wilwerth, Hôtel de la mer sensuelle

Evelyne Wilwerth, Hôtel de la mer sensuelle

Tâtonnements, impasses et ouvertures Par sa manière d’aborder l’érotisme, la poète belge Evelyne Wilwerth, si elle se veut servante des profondeurs, ne se présente en rien comme galérienne de quelques pénitenciers mystérieux. Exploratrice de landes ignorées dans un territoire pourtant connoté, elle avance dans  Hôtel de la mer sensuelle de chambres en chambres, ne sachant plus parfois si celles et ceux qui les louent sont anges ou démons lorsqu’elles et ils hurlent silencieusement dans la béance du gouffre. Certains y plongent…

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Sanda Voica, Epopopoèmémés

Sanda Voica, Epopopoèmémés

Fugues de Sanda Voïca Sandra Voïca ose enfin parler et écrire, écrire et parler après un long temps d’abstinence ou de maturation. Certes, elle va encore à pattes de velours : d’où le titre « Epopopoèmémés ». Le terme frôle l’épopée mais la nuance très largement de maculations (« le popo ») dérisoires. Cela n’empêche pas certaines envolées mystiques de celle qui « entend des voix » et à même voulu « photographier Jésus ». Post Views: 128

Jean-Michel Aubevert, Soleils Vivaces

Jean-Michel Aubevert, Soleils Vivaces

Jean-Michel Aubevert : espèces d’espaces, espaces de l’espèce Jean-Michel Aubevert ne cesse de modifier la perception de l’environnement dans lequel il intervient en jouant sur les narrations du présent, du passé et leur inscription dans des lieux. Par ce biais, écrit-il, « J’imagine, sans penser à pêcher contre les roses, porter un toast à la mère Renée, Rose avérée, de Rosa née, jadis étoile. Devenue mère fatale ». Il évoque – avec la distance nécessaire – celle par qui tout commença…

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Serge Ritman, Tu pars, je vacille

Serge Ritman, Tu pars, je vacille

 Des paysages de rêve et de douleur pour insectes hurleurs Lorsque le rêve et le réel ne s’étreignent plus, la crête du sommeil est étêtée mais elle fait soudain jaillir le poème élégiaque par saccades. Il rejoint la ténèbre. L’écriture la rend néanmoins quelque peu radieuse. Certes, le présent ne représente plus du tout l’or du temps. La splendeur du monde s’est fondue puisque les vapeurs amoureuses ont quitté les frondaisons de l’existence. Post Views: 77