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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Mado nage

Mado nage

(Elle Mady) Corps offert sans réserve – même aux coups de l’amour -, elle se transformait chaque jour en un des personnages qui encombraient sa psyché. Capable d’oublier sa vie, elle y faisait une place. Naguère, elle posa pour une série de nus, dont l’une était sans tête mais avec un corps attendant un rôle. Lorsque je l’ai rencontrée, elle avait soixante-trois ans – cheveux argentés , profil émergeant des ombres, lèvres prêtes à s’ouvrir dans un soupir, je me…

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Méta vert

Méta vert

(Courts heurts) Craignant de se confier à moi, parcimonieux et prudent, il met les voiles. De mes mots, il préfère le volage au volume mais pour s’éloigner de ma sphère. Bref, par peur d’être en communion il use les détours. Cette fuite sera-t-elle colmatée dans les plis de son cortex ? J’en doute, tant il reste partagé entre ce que je lui dis et sa volonté de ne pas en être dupe. Vu mes confidences et ses mystères, notre entretien…

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Bonds d’âge

Bonds d’âge

Je cache les mots nés de mon imaginaire et ses pelotes dans des boîtes à chaussures. J’y tiens tous les rôles : romancière de moi-même, je donne naissance à des personnages alter ego. J’y tisse des fantasmes épicés, excentriques ou formatés, des plages de jouissances, des débauches loin des normes morales et sociales. Tout devient plus erratique que les jeux d’une chatte angora dans un roman de Colette. Mais j’écris loin de mes terres psychiques. Je les verrouille car je…

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Le déclic claque

Le déclic claque

(Mais quand ?) Les portes laissent passer râles et gémissements. Si deux corps exultent, des sons inarticulés éloignent toute parole audible pour étouffer les confidences. De murmures, nous n’avons rien à affirmer puisque nous n’entendons aucun mot d’un transport amoureux. Les vocables se réduisent soit à des sophismes soit à des sons d’apparence déchirants. Ils ne sont pas faits pour nous rassurer : à intervalles réguliers, nous croyons reconnaître un cauchemar. Mais ce n’est qu’une hallucination. La rumeur semble bruyante…

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Tout jeune voit

Tout jeune voit

(E-Léman-taire) Quand la brume s’évapore, du lac se révèle le lit dont le bouquet éprouve la chancissure. Entre lui et le ciel, jaillissent des cristaux inframinces. Les beaux jours revenus c’est le moment pour les voir, entendre, sentir, goûter, toucher dès que le soleil accroche la lumière selon l’inclinaison où l’eau penche. Sa tête séparée du corps, l’ode du bigger-splash commence. Sa clef de sol exhale le silence de l’eau. La langue y rouille mais aime les éclaboussures d’impulsion libre…

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