Je mourrai sans avoir rendu tous les coups de Fabien Thévenot
On reconnaît un poète au fait qu’il ne fait pas partie de notre régiment. Les poètes sont une légion sans uniforme identifiable. Chez Thévenot, tout commence par un titre formidable. On pourrait s’arrêter là, car personne ne meurt en ayant rendu tous les coups. Férir n’est pas périr, même s’il y a une forme de noblesse à mourir défait, plein de cette hargne qui n’est que le survol du ressentiment, c’est-à-dire un contournement ironique de l’amour que la vie nous…